N° ACR0000472 - Église Saint-Arbogast

 
Adresse : 1 rue Châteauneuf-la-Forêt
  67850 Herrlisheim
Coordonnées GPS : 48.729095, 7.906974
Coordonnées GPS : 48.729095, 7.906974
Dates Construction : 1965 ; 1968
Date de classement : 2015
Auteur : Monnet Bertrand (architecte) ; Guri Fernand (architecte) ; Lardeur Gérard (maître verrier)
Patrimoine du 20e siècle

Description Historique :

L’ancienne église de Herrlisheim est reconstruite successivement aux XIVe s, XVe s. et dans le dernier quart du XVIIIe s. Son style néoclassique concilie le goût français, dont témoigne la façade de l’édifice, à la tradition locale, notamment avec son clocheton. Détruite en 1945, la commune demande la protection de l’édifice. Représentative de la tradition française, La façade est classée au titre des monuments historiques. La commune, sous l’influence du ministère de la Reconstruction, demande le déclassement de l’édifice qui est émis officiellement le 5 octobre 1962. L’esquisse de la nouvelle église présentée par Bertrand Monnet et Fernand Guri en novembre 1962 vont aboutir à un projet final en 1963. Le dossier de demande de permis de construire est finalisé en début d’année 1963 puis remis à la commission d’art sacré et au ministère de la Reconstruction la même année. Les colonnes en grès de l’ancienne église ont servi plus tard à la réalisation du monument aux morts. L’accès de l’église est mis en valeur par l’établissement d’un parvis surélevé. À l’intérieur de l’édifice, l’alliance du béton, du bois et des vitraux colorés donnent à l’église un aspect résolument moderne. Le travertin scuro utilisé pour le revêtement du sol confère également un caractère noble à la réalisation. Selon Bertrand Monnet et Fernand Guri, le béton et le travertin blanc symbolisent l’ordre divin et le bois caractérise la présence humaine. Le décor intérieur est dénué de toute iconographie religieuse, une tradition qui s’inscrit dans le renouveau de l’art sacré. La lumière est amenée de manière directe dans le narthex par les baies vitrées qui s’ouvrent vers l’extérieur. Cette lumière, douce et incolore, se distingue de l’ambiance calfeutrée de la chapelle de semaine tout en favorisant l’atmosphère sacrée du lieu. Les vitraux, réalisés par Gérard Lardeur, s’inscrivent dans la continuité des réalisations contemporaines, notamment la restauration de l’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce à Assy de Matisse, Bonnar, Roualt ou Léger. Ces vitraux participent à la création d’une œuvre d’art sacrée complète. Le concept des dessins de Gérard Lardeur est « une suite de plans successifs qui évoluent le long d’un axe. Entrée, Nef, Chœur, Chapelle de semaine, Abside ». Ce principe conduit l’artiste à varier les teintes et les ambiances à travers suivant cette progression « ton monté – clair – monté, coloré – blanc – coloré, blanc – coloré – blanc ». Le mobilier liturgique fait également l’objet d’une attention particulière. Le maître-autel en pierre et le crucifx sont réalisés par Philippe Kaeppelin, l’autel du Saint sacrement par Louis Chavignier et la fontaine et la cuve baptismale par Irène Zack. L’orgue, constitué de trompettes en chamade, est attribué à Schwenkedel. Ces éléments de mobilier se caractérisent par leur simplicité et pureté qui s’intègrent harmonieusement à l’ensemble.

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