N° ACR0000477 - Cité-jardin Ungemach

 
Adresse : avenue Schützenberg
  67000 Strasbourg
Coordonnées GPS : 48.596844, 7.759567
Coordonnées GPS : 48.596844, 7.759567
Dates Construction : 1926
Date de classement : 2004
Auteur : Bassompierre Joseph (architecte) ; Rutté de Paul (architecte) ; Sirvin Paul (architecte)
Patrimoine du 20e siècle

Description Historique :

Soucieux de faire bénéfcier la communauté de sa fortune, l’industriel strasbourgeois Léon Charles Ungemach créé la fondation Ungemach en janvier 1920. Il est à l’origine de la construction de la cité-jardin Ungemach destinée, selon l’acte de création de la fondation, « aux jeunes ménages en bonne santé désireux d’avoir des enfants et de les élever dans de bonnes conditions d’hygiène et de moralité ». Dans les années 1920, Strasbourg devient l’une des trois premières agglomérations, avec Lille et Paris, qui lancent en France le plan d’aménagement et d’extension (Strasbourg en 1924). La loi relative au déclassement de l’enceinte fortifiée de Strasbourg et la cession gratuite des terrains militaires à la Ville établie en 1922 prévoit que des logements sociaux et des cités-jardins puissent être construits sur 10 % des terrains grevés de la servitude non aedificandi. Un contrat est signé entre la Ville de Strasbourg et la fondation Ungemach en février 1923 pour la cession du terrain sur lequel sera construit la cité-jardin. Le concours, lancé en 1924, réunit vingt-deux projets, dont sept étrangers. Le jury, sélectionné en partie par la Société française des urbanistes (SFU), est composé notamment de Le Corbusier, désigné par les concurrents eux-mêmes. Le programme prévoit la construction de 150 maisons de deux types. Il indique qu’une grande attention est portée à l’aspect extérieur de la cité-jardin ainsi qu’au confort des habitations. L’aménagement du terrain, dont le fnancement incombe à la Ville, est confié à l’architecte alsacien Gustave Oberthür, ancien élève de Karl Schäfer de la Technische Hochschule de Karlsruhe. L’architecte conçoit pour la fondation un plan d’aménagement des terrains obligeant les futurs concurrents du projet à envisager un phasage en trois étapes temporelles dans la construction, rendant ainsi l’aménagement moins onéreux pour la Ville. Le plan est contresigné par l’architecte alsacien Paul Dopff, qui devient l’architecte en chef de la Ville de Strasbourg après le retour sous le giron français et réalise de nombreux logements sociaux et cités d’habitations collectives dès la fin des années 1920. Le premier prix du concours est décerné à l’architecte d’origine mulhousienne, Paul de Rutté, et particulièrement apprécié par le maire socialiste de Suresnes, Henri Sellier, qui est à l’origine des cités-jardins de Dugny, Drancy, Châtenay-Malabry et Boulogne, conçues par les architectes Joseph Bassompierre et Paul Sirvin. Le quatrième projet primé est celui de Jean Sorg, jeune architecte strasbourgeois et protégé de Paul Dopff. Les second et troisième prix auraient été attribués à Bassompierre et Sirvin. Ces quatre architectes sont visés pour concevoir la cité-jardin Ungemach.

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