N° ACR0000487 - Quartier de l’Esplanade

 
Adresse : rue d'Ankara
  quai des Belges ; rue Blaise-Pascal ; rue de Boston ; rue de Copenhague ; place de l'Esplanade; rue Gaspard-Monge ; rue Louvois ; rue de Milan; rue de Neuchâtel; rue d'Oslo; rue de Palerme; rue René-Descartes; rue de Rome; rue de Stockholm; rue de Stuttgart ; rueTarade ; rue d'Upsal
  67000 Strasbourg
Coordonnées GPS : 48.578472, 7.769480
Coordonnées GPS : 48.578472, 7.769480
Dates Construction : 1961
Date de classement : 2015
Auteur : Stoskopf Charles-Gustave (architecte) ; Hummel Roger (architecte) ; Kronenberger Alfred  (architecte) ; Burstin Maurice (architecte) ; Weinstein (architecte) ; Monet Bertrand  (architecte) ; Apprill Jean-François (architecte) ; Burstin Maurice (architecte) ; Gebbart (architecte) ; Saint-Maurice Jean-Claude (paysagiste)
Patrimoine du 20e siècle

Description Historique :

À partir de 1681, lorsque Strasbourg est rattachée au Royaume de France, l’ingénieur militaire français Sébastien Le Prestre Vauban conçoit de nouvelles fortifcations, et notamment la citadelle au sud-est de la ville ancienne. La citadelle est sérieusement endommagée par les bombardements ennemis lors de la guerre franco-prussienne (1870-1871), qui se conclut par l’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Empire allemand. Une nouvelle ligne de fortifcations militaires, tracée et mise en œuvre à partir de 1875, rend l’ancienne enceinte obsolète et conduit à son démantèlement. À partir des années 1880, de nombreuses casernes militaires sont élevées autour du site de l’ancienne citadelle. Le développement du quartier militaire s’étend jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Après 1945, dans le contexte de pacifcation d’après-guerre, cet important ensemble est devenu inutile à des fins militaires. Par protocole du 4 novembre 1957, le ministère de la Défense remet un terrain d’un seul tenant d’une superficie d’environ 72 hectares au Fonds national pour 'aménagement du territoire (57 hectares) pour une part, et à l’Université (15 hectares) d’autre part. Le projet dit de l’Esplanade est conçu à la double fin de favoriser l’extension de l’Université de Strasbourg et d’offrir à l’initiative privée des terrains équipés, destinés à la construction de nombreux immeubles d’habitation et d’édifices d’une architecture harmonieuse au cœur de la ville. Facilement accessible, ce quartier sera recherché par les habitants souhaitant limiter leurs déplacements. La mise en œuvre de ce vaste projet vise à contribuer à satisfaire les 2 000 demandes annuelles de logements qu’impose le développement de Strasbourg à cette époque. Les études sont aussitôt entreprises sous l’égide de la Société d’aménagement et d’équipement de la région de Strasbourg (SERS), avec laquelle la ville passe une convention le 30 octobre 1959. Cette société d’économie mixte est créée pour assurer l’étude et la coordination des opérations d’aménagement de la zone de l’Esplanade. Y participent, la Ville de Strasbourg, le département du Bas-Rhin, la Caisse des D-dépôts et consignations et la Centrale pour l’Équipement du Territoire, la Chambre de commerce et d’industrie du Bas-Rhin et d’autres sociétés. La présidence est assurée par le Maire de Strasbourg. Les travaux de voirie et d’infrastructure publiques sont également exécutés par la SERS, avec le concours des services techniques de la Ville de Strasbourg et des sociétés concessionnaires. Malgré de nombreuses difficultés, l’étude du plan-masse est assez rapidement menée à bien avec le concours des architectes Charles-Gustave Stoskopf et Roger Hummel, respectivement Grand Prix de Rome et architecte en chef du gouvernement. Le schéma de principes est élaboré en 1959 pour aboutir au plan définitif, approuvé par la Conseil d’administration de la SERS le 9 mai 1960. Les travaux débutent en 1958 dans le campus universitaire. L’école nationale supérieure des Arts et Industries (aujourd’hui INSA) est achevée la même année. La construction de la partie logement est lancée en 1961. Le plan prévoit tant au point de vue voirie que sur les plans scolaire, culturel, cultuel, sanitaire, social, sportif, administratif et commercial, l’équipement des terrains et leur affectation partielle à l’édification d’établissements d’enseignement supérieur tels que l’institut de Chimie, la nouvelle faculté de Droit, la nouvelle faculté des Lettres et la faculté des Sciences et sur le reste la construction de 4 400 logements nouveaux. À l’origine, le programme de Charles-Gustave Stoskopf et de Roger Hummel est d’établir des liaisons nord-sud, d’une part entre le campus impérial et l’Esplanade, et d’autre part entre la Robertsau au nord et le Neudorf au sud, de rattacher les nouveaux quartiers aux anciens par l’avenue du Général-de-Gaulle, la rue Descartes et le boulevard de la Victoire, de développer un parc urbain continu du campus impérial à la citadelle de Vauban et de relier le campus au quartier d’habitations par un croisement d’axes. Enfin, il s’agit de mettre en scène l’entrée de la nouvelle faculté de Droit de façon monumentale, et de la rattacher visuellement à l’ancien campus par la construction d’une tour symbolique affectée à la chimie. Dès sa construction, le quartier de l’Esplanade symbolise la modernité et le confort, ce qui lui vaut un grand succès auprès de ses 16 000 habitants et des étudiants. Le nombre d’étudiants passe de 7 500 étudiants en 1958, lorsque débutent le chantier du campus universitaire, à 14 500 en 1963, à l’ouverture de la nouvelle Université. La partie habitation est inaugurée en 1967.

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